Séminaire des doctorants (archives)

Idriss Mazari
Etablissement de l'orateur
LJLL
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Éole
Résumé de l'exposé

Dans cet exposé, on présentera quelques considérations sur certains problèmes inverses: peut-on entendre la densité d'une corde? En d'autres termes, peut-on, à partir du spectre de l'équation des cordes vibrantes inhomogènes,reconstruire la densité de la corde? Nous évoquerons également la question de Kac: peut-on entendre la forme d'un tambour? Tout sera fait de manière heuristique et/ou informelle.

Cécile Haberstich
Etablissement de l'orateur
LMJL
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Éole
Résumé de l'exposé

On considère une fonction $u$ définie sur un ensemble $X$, muni d’une mesure de probabilité $\rho$. Le but est de construire l’approximation $u^*$ de cette fonction $u$ à partir d’observations de $u$ en certains points $(x_i)$, $i=1,…,n$, identiquement distribués selon la mesure $\rho$. Pour un espace d’approximation $V_m$ de dimension finie $m$, l’estimateur idéal de $u$ est donné par la projection orthogonale de $u$ sur $V_m$ au sens de la norme $L_2(X,\rho)$: $Pm(u)$. A cet estimateur idéal on associe l’erreur de meilleure approximation $em(u) = \| Pm(u) - u \|$.

Dans la pratique une méthode utilisée est l’estimation des moindres carrés pondérés, calculée à partir des $n$ échantillons. Cependant lorsque $n$ est trop proche de $m$, la dimension de l’espace d’approximation, la méthode des moindres carrés pondérés devient instable et inexacte pour certaines mesures de probabilité.

Pour un espace d’approximation $Vm$ donné et une mesure de probabilité $\rho$ donnée, comment choisir au mieux les $n$ échantillons dans l’espace d’approximation et les poids afin de s’assurer que l’erreur en norme $L2$, $\| u^* – u\|$, soit comparable à l’erreur de meilleure approximation $em(u)$ ?

Simon André
Etablissement de l'orateur
LMJL
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Éole
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La théorie du premier ordre d'un groupe G, notée Th(G), est l'ensemble des énoncés du premier ordre vrais dans G. Dans quelle mesure le groupe G est-il déterminé par Th(G) ? Plus précisément, si un groupe G' est indistinguable de G du point de vue de la logique (c'est-à-dire s'il vérifie Th(G)=Th(G')), G et G' partagent-ils certaines propriétés de nature algébrique ou géométrique ?

Thomas Guyard
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Hypatia
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Le problème d'isotopie des tresses est un problème topologique. Pourtant grâce à plusieurs structures algébriques, nous exposerons la solution proposée par Dehornoy en 1995. Cette méthode, dite de réduction de poignée, résout complètement ce problème et peut être facilement implantée sur un ordinateur.

Solène Bulteau
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Hyptia
Résumé de l'exposé

Cet exposé concerne le PageRank ou algorithme de Google, inventé à la fin des années 90 par Brin et Page pour mettre au point un moteur de recherche bien connu. Il attribuait un degré d'importance (indice alors appelé PageRank) à chaque page web, valeur dépendante du nombre de pages contenant un lien hypertexte pointant vers cette dernière ainsi que du PageRank de ces pages. On présentera les origines de l'algorithme puis son fonctionnement, basé sur de l'algèbre linéaire.

Côme Dattin
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Hypatia
Résumé de l'exposé

On sait depuis les travaux d'Alexander, dans les années 20, que toute variété de dimension 3 admet une décomposition en livre ouvert. Bien plus tard, E Giroux montra qu'une telle décomposition - topologique pour Alexander - correspond en réalité à une (unique) structure de contact sur la variété. Dans cet exposé on donnera quelques exemples explicites de livres ouverts en basse dimension, on expliquera comment construire une telle décomposition pour une 3-variété quelconque, et finalement on présentera le résultat de correspondance de Giroux.

Hala Ghazi
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Éole
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Dans cet exposé, on étudiera le problème de Riemann pour un système d'E.D.P. barotrope, dit p-système, avec une loi de pression p contenant le comportement thermodynamique du fluide. Dans un premier temps , on détaillera la résolution dans le cas où la pression est une fonction du volume strictement convexe. Ensuite, on abordera le problème avec une loi de pression convexe admettant une zone constante et permettant la transition entre les états liquides et vapeurs. Notamment, dans ce cas on travaillera avec une loi issue de l'équation d'état de Van der Waals et avec la loi de Maxwell.

Emmanuel Caron
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Hypatia
Résumé de l'exposé

Nous étudions le modèle de régression linéaire dans le cas où les erreurs sont dépendantes entre elles, et forment donc un processus stationnaire. Le but est de retrouver des résultats similaires au cas classique et bien connu où les erreurs sont i.i.d. (indépendantes et identiquement distribuées). On utilise pour cela un résultat de Hannan (1973) qui a prouvé un Théorème Limite Central pour l'estimateur des moindres carrés usuel sous des conditions très souples sur le processus des erreurs et sur le design. Avec ce théorème, on montre que, pour une grande classe de designs, la matrice de covariance asymptotique est très similaire au cas i.i.d.. De ce fait, nous estimons cette matrice de covariance en utilisant un estimateur de la densité spectrale dont la consistance est prouvée sous de faibles conditions. Afin d'appliquer ces résultats, nous montrons comment modifier les tests de Fischer usuels dans ce contexte dépendant et nous illustrons la performance de cette procédure grâce à des simulations.

Caroline Vernier
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LMJL
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Hypatia
Résumé de l'exposé

C'est en 1958 que René Thom posa la question fatidique: "Peut-on munir n'importe quelle variété compacte lisse d'une métrique riemannienne mieux que les autres ?". Après avoir défini ce que l'on entend par une métrique riemannienne sur une variété, on se demandera ce qu'on entend au juste par "mieux que les autres". Cela nous amènera à parler de courbure, ou plutôt de courbures: qu'est-ce que la courbure d'une courbe ? D'une surface dans R^3 ? Comment généraliser aux dimensions supérieures ? SI le temps le permet, je parlerai du cadre plus spécifique dans lequel je travaille, celui des métriques de Kähler, et les questions liées aux métriques canoniques dans ce contexte.

Jean-François Bougron
Etablissement de l'orateur
Université de Cergy-Pontoise
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Éole
Résumé de l'exposé

La formule de Green-Kubo exprime les courants de chaleur provoqués par une légère perturbation d'un équilibre thermique, en terme de corrélation entre les flux de chaleurs des sources chaudes et froides. Elle s'inscrit dans le cadre plus général de la réponse linéaire des courants d'énergie (relations de réciprocité d'Onsager et théorème de limite centrale) et des théorèmes de fluctuations de l'entropie (symétrie d'Evans-Searles et grandes déviations). Les systèmes en interactions répétées (SIR) sont un ensemble de modèles de physique quantique inspirés de l'expérience du One-Atom Maser : un faisceau d'atomes traverse une cavité électromagnétique. Dans cet exposé, on suppose que les atomes arrivent à des températures distinctes T1, T2, ..., Tm, de façon cyclique. On souhaite alors remontrer la formule de Green-Kubo dans une version adaptée à la dynamique discrète des SIR.