Considérons l'équation de Schrödinger avec potentiel confinant V dans l'espace Euclidien. La question de l'observabilité dans un ouvert U en temps T s'exprime ainsi : pour une donnée initiale v(0) de carré intégrable, est-il vrai que la masse laissée par la solution v(t) dans U sur l'intervalle de temps [0, T] est minorée par une fraction fixée (disons 1/10) de la masse de la donnée initiale ? Nous verrons que l'on peut caractériser les ouverts U et les temps T pour lesquels un tel énoncé est vrai (sous réserve d'épaissir un peu l'ensemble d'observation U). La condition d'observabilité que l'on trouve résulte d'une certaine forme de correspondance classique-quantique, que l'on étudie grâce à l'analyse semi-classique. En guise d'exemple, nous nous intéresserons, en dimension 2, au cas des oscillateurs harmoniques, où le potentiel V est quadratique. Pour des ensembles d'observation U invariants par rotation, nous verrons que le temps d'observation optimal dépend non seulement de la géométrie de U, mais aussi des propriétés Diophantiennes des fréquences propres de l'oscillateur.
On présente un nombre de résultats concernant le comportement des spectres des opérateurs pseudodifférentiels associés à des symboles de Hoermander d'ordre strictement positifs elliptiques perturbés par des champs magnétiques réguliers qui ne sont pas supposés nuls a l'infini. Le résultat principal affirme la 'quasi'-Lipschitzianité des bords des lacunes spectrales en rapport avec l'intensité du champ magnétique.
Les résultats ont été obtenus en collaboration avec Horia Cornean et Bernard Helffer en utilisant aussi des méthodes développées en collaboration avec Viorel Iftimie et Marius Mantoiu.
Journées de géométrie algébrique réelle, du 19 au 21 juin 2023
Date de début de l'actualité
19-06-2023 15:00
Date de fin de l'actualité
21-06-2023 16:30
Les prochaines Journées de Géométrie Algébrique Réelle se tiendront conjointement aux rencontres de l'ANR SINTROP (https://sites.google.com/view/anr-sintrop/accueil) les 19-20-21 juin au Laboratoire de Mathématiques Jean Leray à Nantes Université.
Pour consulter le programme détaillé et vous inscrire à ces rencontres, suivez le lien https://www.lebesgue.fr/fr/JRjuin23
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 1er juin.
Dans ce séminaire, nous parlerons d'un extension d'un modèle répulsif. Un polymère est placé dans un champ magnétique faiblement répulsif. Nous étudierons son interaction en fonction de la distance entre deux interfaces répulsives - pensez à une distance d'interfrange, https://www.f-legrand.fr/scidoc/docmml/sciphys/optique/young/young.html en contient quelques unes -, et de la pénalité qu'il reçoit à toucher une interface. Nous présenterons nos résultats sur ce modèle.
References: Francesco Caravenna and Nicolas Pétrélis. Depinning of a polymer in a multi-interface medium." Electron. J. Probab. 14 2038 - 2067, 2009. https://doi.org/10.1214/EJP.v14-698
In this talk we will discuss the approximation to nonlinear dispersive equations, which asks for low-regularity assumptions on the initial data, both for deterministic and random initial data.
We will put forth a novel time discretization to the nonlinear Schrödinger equation, allowing for a low-regularity approximation, while maintaining good long-time preservation of the mass density and energy on the discrete level.
Higher order extensions will be presented, following new techniques based on decorated tree series expansions, inspired by singular SPDEs.
Homologie tropicale dans les variétés toriques orbifold, 18 avril 2023
Date de début de l'actualité
18-04-2023 09:30
Date de fin de l'actualité
18-04-2023 11:00
Jules Chenal (Lyon 1) présente un exposé spécial de dans le cadre du groupe de travail sur la théorie de Hodge tropicale en salle Éole.
Cet exposé est indépendant des exposés précédents du GdT, donc n'hésitez pas à venir assister à l'exposé de Jules même si vous n'êtes pas venu jusqu'ici!
Homologie tropicale dans les variétés toriques orbifold.
Résumé : Je présenterai dans mon exposé une généralisation de la version tropicale du théorème de section hyperplane de Lefschetz aux hypersurfaces des variétés toriques orbifold. Ce théorème dans sa version tropicale restreinte aux variétés toriques lisses est dû a C. ARNAL, A. RENAUDINEAU et K. SHAW. Leur preuve s'inspire de celle de l’énoncé de Kodaira et Spencer de la version complexe du théorème. Celle que je présente s'avère être proche de celle donnée par E. BRUGALLÉ, L. LÓPEZ DE MEDRANO et J. RAU. J'expliquerai comment contrôler l'effet des singularités et en profiterai pour faire quelques rappels sur les singularités des variétés toriques.
This talk explores the quantum-classical transition in particle-field dynamics where a finite and fixed number of non-relativistic or semi-relativistic quantum particles interact with a quantized scalar field in the scaling limit of small value of Planck constant $\hbar\to 0$. Such topic aims to rigorously derive effective equations from fundamental first principles of quantum mechanics. In our case, the interaction between the wave and the particles are sufficiently singular to prevent us from using a standard fixed point argument. So that, when analyzing the quantum-classical transition, we crucially use the transferring of some a priori quantum regularizing effects to the classical equation in such a way that we are able to establish the global well-posedness for the particle-field equation while studying the transition by means of Wigner measures. And at the same time, we establish the Bohr’s correspondence principle.
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