Séminaire des doctorants (archives)

Mathilde Rousselot
Etablissement de l'orateur
LMA
Université de Poitiers
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Eole
Résumé de l'exposé

Un processus auto-régressif multivarié (VAR) de dimension p est défini par l’équation Xt+1=ΘXt+Zt​ où Θ est une matrice réelle de taille p*p et (Zt)_t est un bruit blanc gaussien. Dans cet exposé, je vous présenterai deux axes de recherche visant à étudier les processus VAR dans un contexte de grande dimension.

Dans un premier temps, on analysera les réalisations d’un processus VAR en supposant que la dimension p du processus (Xt)t est élevée. Sous l’hypothèse que la matrice Θ est de rang faible, l’objectif sera de déterminer si elle subit un changement au cours du temps ou non. Pour détecter cette rupture, nous proposerons un test statistique dont l’efficacité sera évaluée à l’aide de simulations numériques.

Dans un second temps, on s'intéressera à la question de savoir si Θ est nulle ou non, autrement dit, si notre processus est un bruit blanc ou non. Pour cela, nous examinerons la plus grande valeur propre de la matrice d’autocovariance empirique du processus VAR. Cette partie de l’exposé s’attachera donc à l’étude des valeurs propres de matrices aléatoires, avec une première partie sur les théorèmes de base de la théorie des matrices aléatoires hermitiennes. Ensuite, nous étudierons le cas des matrice aléatoires non hermitiennes, c'est le cas de la matrice d'autocovariance empirique par exemple . La plus grande difficulté dans l’étude des valeurs propres d’une matrice non hermitienne est leur instabilité : une perturbation, même minime, peut avoir un très fort impact dans le comportement des valeurs propres.

Andre Lapuyade
Etablissement de l'orateur
LMA
Université de Poitiers
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Eole
Résumé de l'exposé

Cette présentation explore les variétés toriques, où géométrie et combinatoire se rencontrent. Nous montrons comment des éventails (objets géométriques simples) définissent des variétés algébriques riches, en établissant un dictionnaire précis entre leurs propriétés. La correspondance est illustrée par des exemples classiques (espaces projectifs, cônes) puis étendue aux variétés horosphériques, révélant des applications en géométrie birationnelle. Un pont entre visualisation concrète et théorie profonde.

Maxime MAROT
Etablissement de l'orateur
TU Chemnitz
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Eole
Résumé de l'exposé

Les surfaces d'Alexandrov à courbure intégrale bornée sont les surfaces les plus générales telles que le théorème de Gauß-Bonnet existe et admettant des coordonnées isothèrmes. Une fois cette introduction faite nous discuterons, suivant la théorie de Sturm, l'existence d'inégalité de Poincaré, de mesure doublante, d'inégalité d'Harnack et enfin de noyau de la chaleur.

Enzo PASQUEREAU
Etablissement de l'orateur
LMJL
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Eole
Résumé de l'exposé

A quoi peut ressembler l'ensemble des zéros d'un polynômes réels en deux variables de degré fixé? D'un certain point de vue topologique, cette question a été résolu par Axel Harnack en 1876.

Plus de 100 ans plus tard, la méthode du patchwork combinatoire offre un outil simple et puissant pour répondre à cette question et à d'autres. Et ce sans même savoir ce qu'est un polynôme!

L'objectif de cet exposé sera de construire des courbes maximales par la méthode du patchwork.

Florent LE BORGNE
Etablissement de l'orateur
LMJL
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Eole
Résumé de l'exposé

[French]

Après avoir introduit les noeuds legendriens, nous discuterons de quelques liens avec leur pendant symplectique, les sous-variétés lagrangiennes. Cela nous permettra d'introduire une relation entre les noeuds legendriens qui descend à leurs classes d'isotopies. Nous nous intéresserons plus particulièrement à des résultats qui lient la topologie d'un remplissage lagrangien exact au type d'isotopie legendrienne du noeud.

[English]

In this talk, we'll first introduce legendrian knots together with connections with their symplectic counterpart, lagrangian submanifolds. We'll then discuss how those connections allow to define a relation between legendrian knots that descends to their isotopy classes. Finally, we'll focus on results that link the topology of an exact lagrangian filling of a legendrian knot and the isotopy type of this knot.

Lina DESCHAMPS
Etablissement de l'orateur
Universität Heidelberg
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Eole
Résumé de l'exposé

Je présenterai une motivation de mon sujet de thèse, à savoir: le relevé du flot magnétique géodesique de $S^2$ à $S^3$ interprété par des symétries quaternioniques (Albers-Geiges-Zehmisch), et des généralisations (projets en cours).

Julien LECHAUX
Etablissement de l'orateur
LMJL
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Hypatia
Résumé de l'exposé

Cette présentation porte sur l'observabilité de l'équation de Schrödinger. Nous débuterons par une introduction générale de l'équation de Schrödinger, suivie de l'énoncé du théorème d'observabilité formulé par LEBEAU et de motivations pour ce problème, notamment en lien avec la théorie du contrôle.

Ensuite, nous introduirons des outils d'analyse semi-classique indispensables à la compréhension et à la preuve de ce théorème. Nous aborderons les opérateurs pseudo-différentiels, en décrivant leur définition et leur fonctionnement à travers certains exemples, puis nous explorerons la notion de mesures semi-classiques et les différentes propriétés de celles-ci.

Enfin, nous examinerons l'hypothèse géométrique du théorème, qui joue un rôle essentiel, avant de reformuler le théorème dans une version affaiblie. Cela nous permettra d'esquisser une idée de la preuve en mobilisant les outils développés au cours de la présentation.

Theo Gherdaoui
Etablissement de l'orateur
IRMAR
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
(TBA)
Résumé de l'exposé

Le but de cet exposé est de mieux comprendre les relations entre la contrôlabilité exacte des EDP non linéaires et la théorie du contrôle des EDO, basée sur les crochets de Lie, à travers l'étude de l'EDP de Schrödinger avec contrôle bilinéaire. Nous nous concentrons sur la contrôlabilité locale en temps réduit (STLC) autour d'un équilibre, lorsque le système linéarisé n'est pas contrôlable. Nous étudions le terme d'ordre 2 dans le développement de Taylor de l'état, par rapport au contrôle. Pour les EDO avec un seul contrôle scalaire, les termes quadratiques ne permettent jamais de retrouver la contrôlabilité : ils induisent des dérives signées dans la dynamique. Ainsi, pour prouver la STLC, il faut aller au moins jusqu'au troisième ordre. Des résultats similaires ont été prouvés par Mégane Bournissou pour l'EDP bilinéaire de Schrödinger avec contrôle scalaire. Dans cet exposé, nous nous concentrons sur des systèmes avec plusieurs contrôles scalaires. Nous clarifions, parmi les crochets de Lie quadratiques, ceux qui permettent de récupérer de la contrôlabilité : ils sont bilinéaires par rapport à 2 contrôles différents. Pour les EDO, ce résultat est une conséquence de la condition suffisante de Sussman S(θ), mais nous proposons une nouvelle preuve, conçue à préparer le transfert aux EDP. Cette preuve repose sur une nouvelle formule de représentation de la solution, inspirée de la formule de Magnus. En l'adaptant, nous prouvons un nouveau résultat de STLC pour l'EDP de Schrödinger bilinéaire.

Malo SAHIN
Etablissement de l'orateur
LAREMA
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Hypatia
Résumé de l'exposé

L'étude des sommes de variables aléatoires i.i.d est un sujet largement étudié depuis le début du 20e siècle. Les résultats les plus connus sont probablement la loi forte des grands nombres et le théorème central limite. Le premier montre que sous l'hypothèse de l'existence d'une espérance finie, la moyenne empirique d'une somme de variables aléatoires converge P-p.s. vers l'espérance de la loi. Le deuxième montre que sous l'existence d'un moment d'ordre 2, la somme partielle d'ordre n recentrée et renormalisée par n^{1/2} converge en loi vers une loi normale centrée. Dans ce séminaire, je présenterai différents résultats qui améliorent la compréhension voire généralisent ces théorèmes à des familles de v.a. plus larges. Enfin je tenterai de répondre à la question suivante : à quelle vitesse une somme de variables i.i.d. positives à densité sort-elle de tout compact ?