Séminaire de topologie, géométrie et algèbre (archives)

Baptiste Chantraine
Etablissement de l'orateur
LMJL
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Salle Eole
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Dans cet exposé je vais rappeler notre travail en commun avec L. Ng et S. Sivek établissant une équivalence entre les représentations de l'algèbre de Chekanov d'un nœud toriques (2,m) et les faisceaux à micro-support sur celui-ci (quel que soit le rang). De ce calcul sort une identité généralisant l'identité de Sylvester sur les matrices à tous les polynômes continuant. Cela suggère possiblement que d'autres relations matricielles découlent de la correspondance (encore conjecturelle) dans des cas plus généraux.

Juan Souto
Etablissement de l'orateur
IRMAR, Université de Rennes 1
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Salle Eole
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Mirzakhani wrote two papers studying the asymptotic behaviour of the number of curves of a given type (simple or not) and with length at most $L$. In this talk I will explain a new independent proof of Mirzakhani's results. This is joint work with Viveka Erlandsson.

Erwan Brugallé
Etablissement de l'orateur
LMJL
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Salle Eole
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Soit GW(d,g) le nombre de courbes algébriques de degré d et genre g dans CP^2 passant par 3d-1+g points. La conjecture de Göttsche stipule en particulier que ces nombres sont asymptotiquement donnés par un polynôme en d une fois fixé le nombre de points doubles des courbes énumérées (ie on fixe le cogenre au lieu du genre). Cette dernière hypothèse n'est pas gratuite, car il est bien connu que les nombres GW(d,g) grandissent de manière exponentielle en d lorsque g est fixé. En géométrie tropicale, il existe une version quantique, ou raffinée, des invariants de Gromov-Witten. Les nombres GW(d,g) sont alors remplacés par des polynômes de Laurent G(d,g)(q). Bien que les nombres GW(d,g) croissent exponentiellement à g fixé, on observe une résurgence de la polynomialité à la Göttsche dans les coefficients de leur pendants raffinés. Dans le cas des courbes rationnelles, je donnerai aussi des résultats de polynomialité des coefficients d'invariants descendants tropicaux raffinés, et les relierai à la géométrie énumérative réelle. Il s'agit d'un travail en commun avec Andrés Jaramillo Puentes.

Octave Curmi
Etablissement de l'orateur
Marseille
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Les fibres de Milnor jouent un rôle crucial dans l’étude de la topologie d’une singularité de surface. Elles correspondent aux différents lissages possibles de cette singularité. Une description de cette fibre est connue dans certains cas particuliers, mais pas en général, même pour des singularités isolées. D’un autre côté, l’étude de son bord est un domaine de recherche actif depuis plusieurs dizaines d’années. Dans différents contextes, il est prouvé que ce bord est une variété graphée. (Mumford, 1961, pour les singularités isolées, Michel-Pichon, 2003, 2014, pour un lissage d’une surface réduite d’espace total lisse, Némethi-Szilard, 2012, sous les mêmes hypothèses, Bobadilla-Menegon Neto, 2014, pour une surface non réduite et un espace total avec singularité isolée). J’expliquerai comment la preuve constructive proposée par Némethi et Szilard peut être adaptée pour prouver, constructivement, le même résultat pour un lissage de surface réduite d’espace total quelconque. Ceci permet d’espérer l’obtention, à terme, d’une caractérisation des variétés lisses bordant une fibre de Milnor de lissage de surface complexe. De plus, je propose un algorithme simple pour le calcul du bord d’une fibre de Milnor, dans le cas d’une surface définie par une fonction Newton non-dégénérée sur un germe d’espace torique.

Thomas Blomme
Etablissement de l'orateur
IMJ-PRG
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En géométrie énumérative, l'approche tropicale est parfois fort utile pour calculer effectivement certains invariants de part la nature combinatoire de cette dernière. De plus, sa richesse structurelle permet en fait de calculer bien plus que les invariants qui nous intéressent, et c'est par exemple le cas des polynômes de Block-Göttsche. Dès lors se pose la question de l'interprétation de tels invariants en géométrie classique et nombre de celles-ci restent encore conjecturales. Dans le cas des courbes planes, Mikhalkin propose d'interpréter le polynôme de Block-Göttsche comme un comptage de courbes réelles satisfaisant des conditions de tangence à l'infini en les discriminant suivant la valeur que prend l'aire de leur amibe. Nous allons tenter de poser les bases de ce que pourrait être un analogue en dimension supérieure.

Ana Rechtman
Etablissement de l'orateur
Université de Strasbourg
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Salle Éole
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En 1993, K. Kuperberg construit des exemples lisses et même analytique réels de flots sans points fixes et sans orbites périodiques sur toute variété fermée de dimension 3. Ces exemples sont à ce jour les uniques exemples de flots ayant ces propriétés. Il sont construits à l’aide de pièges. Un piège est une variété à bord et à coins, nous pouvons penser au produit d'un disque de dimension 2 par un intervalle, qui est munie d’un flot dont les orbites peuvent sortir. Il a la propriété de piéger des orbites : il y a des orbites qui rentrent dans le piège et ne ressortent jamais.

Une orbite piégée s’accumule sur un ensemble fermé invariant à l’intérieur du piège, celui-ci doit contenir un ensemble minimal du flot. Je vais présenter certains aspects de l’étude de l’ensemble minimal des exemples de K. Kuperberg. A ma connaissance, celui-ci est le premier ensemble minimal exceptionnel de dimension topologique deux. Les résultats présentés ont été obtenus en collaboration avec Steve Hurder.

Tadayuki Watanabe
Etablissement de l'orateur
Shimane University
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Salle Éole
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Kontsevich's characteristic classes for framed smooth homology sphere bundles were defined by Kontsevich as a higher dimensional analogue of Chern-Simons perturbation theory in 3-dimension, developed by himself. In this talk, I will present an application of Kontsevich's characteristic class to a disproof of the 4-dimensional Smale conjecture, which says that the group of self-diffeomorphisms of the 4-sphere has the same homotopy type as the orthogonal group O(5). This leads, for example, to a negative answer to Eliashberg's problem, which asks if the space of compact-support symplectic structures on R^4 is contractible. In proving our result, we give and use a formula for the characteristic numbers for some bundles which counts gradient flow-graphs in the bundles. This is an analogue of K. Fukaya's Morse homotopy for families.

Johan Leray
Etablissement de l'orateur
Paris 13
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Depuis notamment les travaux de Kadeishvili dans les années 80, on sait que l'homologie d'une algèbre differentielle graduée hérite d'un structure d'algèbre associative à homotopie près. Après avoir rappeler ce résultat classique, et avoir redéfini la notion de propérade. je présenterai une généralisation de ce résultat à toute algèbre sur une propérade. Je définirai notamment la notion d'infini-morphismes entre de telles algèbres, retrouvant notamment le cas particulier des bialgèbres de Lie involutives à homotopie près, déjà traité par Cieliebak, Fukaya et Latschev. Ceci est un travail en commun avec E. Hoffbeck et B. Vallette de Paris 13.

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