Un groupe de Baumslag-Solitar est un groupe à deux générateurs et une relation dont certaines propriétés peuvent être déduites en étudiant son action sur un espace géométrique. Je présenterai un moyen de construire un arbre sur lequel BS(p,q) agit et montrerai comment utiliser cette action pour prouver que ce groupe ne contient pas Z^3.
Ce vendredi, pour les 20 minutes Leray, Sebastien Gouezel nous parlera du théorème de la baguette magique d'Eskin et Mirzakhani.
Rendez-vous à 15h30 en Salle des séminaires.
Résumé :
Un système dynamique a en général énormément de mesures invariantes. Quand on peut montrer que ce n'est pas le cas, et qu'il y a des phénomènes de rigidité inattendus, cela ouvre la voie à toutes sortes d'applications surprenantes. Eskin et Mirzakhani ont démontré un théorème de cette nature lié aux billards dans les triangles avec des angles rationnels. Je discuterai le contexte autour de ce théorème (mais certainement pas sa preuve, qui est un tour de force de plus de 200 pages) !
Lorsque qu’on s’intéresse à la résolution numérique du problème des vagues, on remarque que se donnant une subdivision du temps de résolution, il est nécessaire de résoudre un problème de Laplace différent pour chaque pas de temps. Considéré tel quel, ceci est extrêmement coûteux. Dans cet exposé, je vous présenterai une manière d’obtenir une méthode de résolution numérique efficace, reposant sur le redressement du domaine de résolution, via des transformations conformes.
Établissement de l'orateur : Ecole Normale Supérieure
Lieu de l'exposé : Salle des séminaires
Date et heure de l'exposé : 9 mai 2019 - 17h
Résumé :
Après l’étude en dimension 3 de l’équation d’Einstein, ou de son flot associé–le flot de Ricci–, l’étude en dimension 4 est l’une des nouvelles frontières de la géométrie
riemannienne. Malgré de nombreux efforts, peu d’exemples sont connus et des questions de base restent ouvertes.
Dans cet exposé, on fera le point sur plusieurs progrès importants accomplis ces dernières années.
En géométrie énumérative, l'approche tropicale est parfois fort utile pour calculer effectivement certains invariants de part la nature combinatoire de cette dernière. De plus, sa richesse structurelle permet en fait de calculer bien plus que les invariants qui nous intéressent, et c'est par exemple le cas des polynômes de Block-Göttsche. Dès lors se pose la question de l'interprétation de tels invariants en géométrie classique et nombre de celles-ci restent encore conjecturales. Dans le cas des courbes planes, Mikhalkin propose d'interpréter le polynôme de Block-Göttsche comme un comptage de courbes réelles satisfaisant des conditions de tangence à l'infini en les discriminant suivant la valeur que prend l'aire de leur amibe. Nous allons tenter de poser les bases de ce que pourrait être un analogue en dimension supérieure.
Les fibres de Milnor jouent un rôle crucial dans l’étude de la topologie d’une singularité de surface. Elles correspondent aux différents lissages possibles de cette singularité. Une description de cette fibre est connue dans certains cas particuliers, mais pas en général, même pour des singularités isolées. D’un autre côté, l’étude de son bord est un domaine de recherche actif depuis plusieurs dizaines d’années. Dans différents contextes, il est prouvé que ce bord est une variété graphée. (Mumford, 1961, pour les singularités isolées, Michel-Pichon, 2003, 2014, pour un lissage d’une surface réduite d’espace total lisse, Némethi-Szilard, 2012, sous les mêmes hypothèses, Bobadilla-Menegon Neto, 2014, pour une surface non réduite et un espace total avec singularité isolée). J’expliquerai comment la preuve constructive proposée par Némethi et Szilard peut être adaptée pour prouver, constructivement, le même résultat pour un lissage de surface réduite d’espace total quelconque. Ceci permet d’espérer l’obtention, à terme, d’une caractérisation des variétés lisses bordant une fibre de Milnor de lissage de surface complexe. De plus, je propose un algorithme simple pour le calcul du bord d’une fibre de Milnor, dans le cas d’une surface définie par une fonction Newton non-dégénérée sur un germe d’espace torique.
I will present some recent progress in an ongoing project with S. Buschenhenke (Kiel), I. Ikromov (Samarkand) and D. Müller (Kiel) where we obtain the range of $p$ for which the maximal operator associated to hypersurfaces in $R^3$ is bounded on $L^p$. We will see, with a particular example, how, when the so-called height is less than $2$, it is not what determines the $p$ range.