Anna Roig-Sanchis
Etablissement de l'orateur
LAJD Université Côte d'Azur,
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Étant donnée une variété hyperbolique, le spectre de son Laplacien contient de nombreuses informations sur sa structure géométrique. Une question naturelle consiste à étudier son comportement lorsque la complexité de la variété augmente. Une manière d’aborder ce problème est d’utiliser des constructions aléatoires. Dans cet exposé, je présenterai un travail en collaboration avec Will Hide, Bram Petri et Joe Thomas, portant sur le comportement du trou spectral — la première valeur propre non nulle — pour un modèle de 3-variétés hyperboliques aléatoires.

Vestislav Apostolov
Etablissement de l'orateur
UQAM, Montréal
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Dans cet exposé, je discuterai la preuve du résultat suivant, obtenu en collaboration avec Lahdili et Legendre : si X est une variété de Fano lisse qui porte un soliton de Kähler-Ricci, alors le cône canonique du produit de X avec l'espace projectif complexe de dimension suffisamment grande admet une métrique conique de Calabi-Yau. Cela peut être considéré comme une version asymptotique d'une conjecture de Mabuchi et Nikagawa. Le résultat est obtenu en utilisant l'ouverture (au sens C^0) de l'ensemble des fonctions de poids positifs v(x) définies sur un certain polytope associé à une variété de Fano lisse, pour laquelle existe un « v-soliton ». Si le temps le permet, je discuterai d'autres ramifications de cette approche.

Rémi Delloque
Etablissement de l'orateur
LMBA, Brest
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Certaines EDP géométriques comme l'équation hermitienne de Yang-Mills admettent une interprétation en terme d'application moment, ce qui permet (entre autres) de les étudier d'un point de vue perturbatif. L'idée est la suivante : on part d'une solution connue de cette équation et on en perturbe les paramètres, sous quelles conditions existe-t-il toujours une solution ? Lorsqu'elle existe, comment évolue-t-elle en fonction des paramètres modifiés ? Cet exposé présentera les résultats d'existence et de continuité obtenus ainsi qu'une idée des méthodes utilisées.

Carl Tipler
Etablissement de l'orateur
LMBA, Brest
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Un problème classique en géométrie algébrique est celui de la construction de fibrés indécomposables de petit rang sur l'espace projectif. Jusqu'à présent, en rang 2, il existe essentiellement une unique construction d'un tel fibré sur CP^4, et aucune en dimension supérieure. Hartshorne a conjecturé qu'aucun tel fibré ne devrait exister à partir de la dimension 7. Dans cet exposé, je présenterai une nouvelle approche à cette conjecture reposant sur la construction de faisceaux toriques stables à classes de Chern prescrites.

Tristan Humbert
Etablissement de l'orateur
IMJ
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Let (M,g) be a closed negatively curved manifold. We introduce a new invariant, the Marked Poincaré determinant (MPD) which associates to each free homotopy class of closed curves in M a number which measures the unstable volume expansion of the geodesic flow along the associated closed geodesic. This invariant can be seen as a weighted version (by a function called the unstable Jacobian) of a well-known invariant of (M,g): the marked length spectrum. We prove a local MPD rigidity result in dimension 3: if g is sufficiently close to a hyperbolic metric g0 and both metrics have the same MPD, then they are homothetic (i.e. isometric up to rescalling).The proof relies on a geometric fact of independent interest, namely, we show the Lichnerowicz Laplacian of g0 is injective on the space of trace-free divergence-free symmetric 2-tensors, which, to our knowledge, is the first result of its kind in negative curvature.

This is joint work with Karen Butt, Alena Erchenko, Thibault Lefeuvre and Amie Wilkinson.

Lucas Brélivet
Etablissement de l'orateur
Onéra Paris
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle Eole
Résumé de l'exposé

The finite volume method is a discretization method for solving partial differential equations (PDE) where the degrees of freedom approximate the average of the PDE solution over control volumes. In this talk, we will apply this method to the Euler equations, a system of non-linear hyperbolic PDEs governing the dynamics of a compressible, adiabatic and inviscid fluid. Particular attention will be paid to the robustness and stability of the approximation and to ensure, at the discrete level, some fundamental physical principles (e.g., conservation, positivity of some quantities, second law of thermodynamics).

Emma Grugier
Etablissement de l'orateur
Institut Denis Poisson
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Matter, and more specifically molecules, are constantly moving... However, a mathematical model can explain this movement, which is both ordered and chaotic : the Langevin equation. So let Ω ⊂ R^d be a bounded smooth domain and b : Ω→ R^d be a smooth vector field. We focus on the associated overdamped Langevin equation : \partial_t Xt = b(Xt ) + h^1/2Bt in the low temperature regime h→ 0 and in the case where b admits the decomposition b = −∇ f− ℓ with ∇ f· ℓ= 0 on \partial Ω. To study this equation, we analyse the spectrum of the infinitesimal generator of the dynamics: Lh = −∆ + ∇ f · ∇ + ℓ · ∇ with Neumann boundary conditions. In this case, moving particles will remain trapped inside the domain and more precisely the process remains trapped, for some time, in a certain region of the domain before going to another area. These regions are called metastables and correspond to neighborhoods of minima of f. Finally, thanks to spectral theory and more specifically small eigenvalues of Lh , we can describe the return to equilibrium of this metastable dynamic.

Etablissement de l'orateur
Middle East Technical University
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Zoom (projection en salle des séminaires)
Résumé de l'exposé
Julien Gibaud
Etablissement de l'orateur
Université de Bordeaux
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle de séminaire
Résumé de l'exposé

State-Space Models (SSMs) are deterministic or stochastic dynamical systems defined by two processes. The state process, which is not observed directly, models the transformation of the states over time. On another hand, the observation process produces the observables on which model fitting and prediction are based. Ecology frequently uses stochastic SSMs to represent the imperfectly observed dynamics of population sizes or animal movement. However, several simulation-based evaluations of model performance suggest broad identifiability issues in ecological SSMs. Formal SSM identifiability is typically investigated using exhaustive summaries, which are simplified representations of the model. The theory on exhaustive summaries is largely based on continuous-time deterministic modelling and those for ecological SSMs have developed by analogy. While the discreteness of time does not constitute a challenge, finding a good exhaustive summary for a stochastic SSM is more difficult. The strategy adopted so far has been to create exhaustive summaries based on a transfer function of the expectations of the stochastic process. However, this evaluation of identifiability does not allow to take into account the possible dependency between the variance parameters and the process parameters. We show that the output spectral density plays a key role in stochastic SSM identifiability assessment. This allows us to define a new suitable exhaustive summary. Using several ecological examples, we show that usual ecological models are often theoretically identifiable, suggesting that most SSM estimation problems are due to practical rather than theoretical identifiability issues.