À la fin du 19e siècle, lors de l’étude du problème des 3 corps (le
système Soleil-Terre-Lune), H. Poincaré fut amené à regarder la dynamique
des applications des surfaces qui préservent l’aire au voisinage
de leurs points fixes. Ensuite, dans les années 30, Birkhoff
commença l’étude des applications twists conservatives de l’anneau
2-dimensionnel qui servent à modéliser la situation envisagée par
Poincaré, mais aussi les mouvements d’une boule dans une table de
billard convexe ou le mouvement d’un pendule rigide. Après avoir
rappelé cela et expliqué précisément ce qu’est un twist conservatif,
j’expliquerai certains résultats dûs à divers mathématiciens comme
Birkhoff, Kolmogorov-Arnold et Moser, Aubry, Mather, Herman, Le
Calvez qui concernent :
-la stabilité, et plus précisèment les courbes invariantes ;
-l’instabilité, et plus précisément les orbites qui se promènent entre
différentes courbes invariantes.
Les assistants à la preuve sont une famille relativement méconnue de logiciels pour
faire des mathématiques avec un ordinateur. Ils permettent à leurs utilisateurs de
vérifier avec la plus grande certitude possible la validité des démonstrations qu’ils
ont préalablement décrites à la machine. Le premier grand succès de cette approche
de la vérification mathématique date sans doute de 2005, lorsque la preuve
du théorème des quatre couleurs a été formalisée complètement à l’aide d’un tel
assistant à la preuve. La seule preuve de ce résultat connue à ce jour mélange des
arguments de combinatoire avec des calculs importants, impossible à effectuer
à la main, qui confèrent pour certains un statut controversé à la démonstration.
En septembre 2012, une preuve du théorème de l’ordre impair (Feit-Thompson,
1963), pierre angulaire de la classification des groupes simples finis, a également
été vérifiée par un assistant à la preuve. Cette preuve ne repose aucunement sur
des arguments calculatoires. Il s’agit d’une combinaison sophistiquée de théories
algébriques, et la preuve de Feit et Thompson fut en son temps l’une les plus
longues de la littérature mathématique.
Nous allons discuter la notion de réductibilité (souvent appelée
“théorie de Floquet” ) pour les co-cycles quasi-périodiques. Un cocycle
quasi-périodique est le nom commun d’un système linéaire
d’équations différentielles ou de différences, dépendant du temps de
façon quasi-périodique. De tels systèmes apparaissent à la fois dans
la théorie linéaire (l’équation stationnaire de Schrödinger) et dans
la théorie non-linéaire (l’équation variationnelle pour une solution
quasi-périodique) et la réductibilitée est une propriété naturelle, au
moins pour les systèmes proches du cas constant. Pour les EDO (=dimension
finie) nous avons une image détaillée et assez complète de
cette propriété dans le régime perturbatif : sous des conditions assez
générales, tout système est “presque réductible” et “presque tout"
systéme est réductible. Pour les EDP (= dimension infinie) l’état de
notre connaissance est bien plus lacunaire, mais il y a quelques résultats
Les Journées Scientifiques de l'Université de Nantes 7 juin 2013
Date de début de l'actualité
07-06-2013 08:00
Date de fin de l'actualité
07-06-2013 21:00
La 6e édition des Journées Scientifiques de l'Université de Nantes se tiendra le vendredi 7 juin 2013 à la Cité des congrès de Nantes
Cette année, la thématique des Journées Scientifiques de l'Université de Nantes portera sur les "Le Réchauffement climatique est-il irréversible ?" avec 2 orateurs qualifiés sur ce sujet et reconnus du grand public et du monde scientifique.