Séminaire de géométrie (archives)

Ilya Gekhtman
Etablissement de l'orateur
Yale University
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

We show that for arbitrary nonelementary actions $G\curvearrowright X$ of hyperbolic groups on Gromov hyperbolic spaces, translation length on average grows linearly in word length. In particular, the proportion of loxodromic elements in a large ball in the Cayley graph converges to 1. This holds even when the action is not in any sense alignment preserving: for example a dense free subgroup of $SL_2R$ acting on the hyperbolic plane, or a hyperbolic subgroup of the mapping class group acting on the curve complex. Along the way we describe the behavior in the space $X$ of typical word geodesics in the group: for example, with respect to the Patterson-Sullivan measure on the boundary group, the orbit of almost every word geodesic logarithmically tracks a geodesic in $X$. We prove analogous counting results for more general groups, including relatively hyperbolic groups with virtually abelian subgroups and right angled Artin and Coxeter groups. Our results hold more generally for automatic groups satisfying certain properties: groups parametrized by paths in a finite directed graph. Indeed, the automatic structure is what allows us to reduce the asymptotic geometry of the Cayley graph of $G$ to a certain Markov chain on a finite graph and a family of random walks on $G$ associated to vertices of the finite graph. This is joint work with Sam Taylor and Giulio Tiozzo.

Laurent Meersseman
Etablissement de l'orateur
LAREMA université d'Angers
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Dans cet exposé, je discuterai la structure locale du champ de Teichmüller d'une variété réelle fixée M, qui code l'ensemble des structures complexes sur M à biholomorphisme isotope à l'identité près. J'expliquerai en particulier les différences entre les composantes kählériennes (i.e. correspondant à des structures kählériennes) et les composantes non kählériennes.

David Tewodrose
Etablissement de l'orateur
SNS, Pisa, Italy & ENS, Paris, France
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Si (Mn,g) est une variété riemannienne compacte sans bord, la loi de Weyl stipule que

david0x.png

N(λ) désigne le nombre de valeurs propres (comptées avec multiplicité) de l’opérateur de Laplace-Beltrami inférieures ou égales à λ. Dans cet exposé, je présenterai un travail en collaboration avec L. Ambrosio (SNS Pise) et S. Honda (Tokohu University) dans lequel nous établissons la loi de Weyl sur un espace RCD(K,N) compact, où K et N [1, +). Un espace RCD(K,N) est un espace métrique mesuré (complet, séparable et géodésique) sur lequel les propriétés de transport optimal entre mesures de probabilité sont semblables à celles sur une variété riemannienne (Mn,g) telle que Ric g Kg et n N et admettant un opérateur laplacien linéaire. Je donnerai les propriétés essentielles de ces espaces - notamment leurs liens avec les Ricci limites - avant d’expliquer l’intérêt de l’étude de la loi de Weyl dans ce contexte et comment on l’établit.

Sébastien Gouëzel
Etablissement de l'orateur
LMJL
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé
Pierre Jammes
Etablissement de l'orateur
université de Nice
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle Éole
Résumé de l'exposé

Un problème central de la géométrie spectrale des surfaces hyperboliques est l'étude des petites valeurs propres du laplacien (i.e. contenues dans l'intervalle [0,1/4[ ). On verra comment, sous une hypothèse de systole minorée, on peut minorer ces valeurs propres, et éventuellement montrer l'absence de petites valeurs propres non nulles.

Laurent Mazet
Etablissement de l'orateur
CNRS - Université Paris-Est - Créteil
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Un domaine $f$-extrémal dans une variété $M$ est un domaine $\Omega$ qui admet une solution positive $u$ à l'équation $\Delta u+f(u)=0$ avec donnée de Dirichlet nulle au bord et donnée de Neumann constante. Grâce à un résultat de Serrin il est connu que dans $\mathbb R^n$ un tel domaine $f$-extrémal doit être une boule. Dans cet exposé, je démontrerai qu'un domaine $f$-extrémal de $\mathbb S^2$ qui est topologiquement un disque est nécessairement un disque géodésique sous certaines hypothèses sur $f$.

Il s'agit d'un travail en commun avec J.M. Espinar.

Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
Quimper
Résumé de l'exposé

Ce séminaire de géométrie, complètement à l'Ouest, réunit à Quimper, trois fois l'an, pour deux journées, le jeudi et le vendredi, des géomètres venus des régions Bretagne et Pays de Loire. Programme des 16-17 novembre

Caroline Vernier
Etablissement de l'orateur
LMJL
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Les méthodes de recollement ont permis d'obtenir de nouveaux exemples de métriques canoniques sur des variétés kählériennes, obtenues par exemple par éclatement ou résolution de singularités d'un orbifold Kähler muni d'une métrique à courbure scalaire constante ou extrémale. L'objet de mes travaux est d'appliquer ces méthodes au cas plus général de variétés presque-Kähler, autrement dit de variétés symplectiques munie d'une structure presque complexe compatible mais non nécessairement intégrable. Dans ce cadre, on construit des métriques à courbure hermitienne constante, qui constituent une généralisation naturelle de la courbure scalaire dans le cadre Kähler.

Adrien Boulanger
Etablissement de l'orateur
Institut Mathématique de Jussieu - UPMC
Date et heure de l'exposé
Lieu de l'exposé
salle des séminaires
Résumé de l'exposé

Une question naturelle à poser à un groupe discret qui agit isométriquement sur un espace métrique est celle du comportement asymptotique du nombre de points d'une de ses orbites avec des boules de plus en plus grandes. Dans le cas de groupes de variétés hyperboliques, la réponse à cette question est très liée au caractère chaotique du flot géodésique. Nous décrirons les méthodes actuelles dans une première partie de l'exposé ainsi que leur limites connues. On verra dans un second temps que l'utilisation du mouvement brownien plutôt que le flot géodésique donne également des estimées d'un côté plus faible mais de l'autre plus générales.