Séminaire de géométrie (archives)

Bontemps Sasha
Etablissement de l'orateur
ENS Lyon
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salle des séminaires
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Equipé de la topologie de Chabauty, l'espace des sous-groupes d'un groupe dénombrable G est un fermé du Cantor, muni d'une action par homéomorphismes donnée par la conjugaison. On s'intéresse à la dynamique induite par cette action sur des sous-espaces fermés invariant. Le plus gros sous-espace fermé sans point isolé est un exemple de tel espace, appelé noyau parfait de G. Dans un contexte acylindrique, Hull, Minasyan et Osin ont démontré des propriétés de mélange fort (µ-mélange topologique, un renforcement de la haute transitivité topologique). On met en évidence une situation radicalement différente dans le cas des groupes de Baumslag-Solitar non-unimodulaires. Pour la décomposition du noyau parfait introduite par Carderi, Gaboriau, Le Maître et Stalder (qui ont montré la haute transitivité topologique sur chaque pièce), on montre que l'action par conjugaison n'est µ-mélangeante sur aucune pièce sauf une pour un continuum de mesures µ. Pour les Baumslag-Solitar unimodulaires en revanche, on montre que l'action par conjugaison est µ-mélangeante sur toutes les pièce de la partition.

Gil Moreno de Mora Sardà  Teo
Etablissement de l'orateur
LAMA, Créteil
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Une question fondamentale dans l’étude des 3-variétés consiste à comprendre la structure topologique des 3-variétés qui admettent une métrique riemannienne complète à courbure scalaire positive, appelées variétés PSC. Les travaux de Schoen-Yau, Gromov-Lawson et Perelman ont permis de classifier les 3-variétés PSC fermées : ce sont exactement celles qui se décomposent en sommes connexes de variétés sphériques et de produits S^2xS^1. Dans cet exposé, nous présenterons un résultat de décomposition des 3-variétés PSC non compactes : si sa courbure scalaire décroît assez lentement, alors la variété se décompose en une somme connexe (possiblement infinie) de variétés sphériques et S^2xS^1. Ce résultat fait suite à des travaux récents de Gromov et de Wang. Il s'agit d'un travail en collaboration avec F. Balacheff et S. Sabourau.

Thomas Richard
Etablissement de l'orateur
Créteil (LAMA)
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Un résultat classique de Green nous dit que toute n-variété à scal≥n(n-1) a son rayon d'injectivité majoré par π et que l'égalité est atteinte uniquement par la sphère. On montrera comment des avancés récentes initiées par Gromov permettent dans certains cas de renforcer cette majoration sous certaines contraintes topologiques excluant la sphère. Par exemple en dimension 3 on montrera qu’une variété ouverte à scal≥6 a un rayon d’injectivité inférieur à 2π/3. Si le temps le permet, on montrera aussi comment ces inégalités se généralisent pour des conditions spectrales de positivités sur la courbure scalaire.

Marie Trin
Etablissement de l'orateur
Max Planck Institute for Mathematic in Leipzig
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En 2022, Delecroix-Goujard-Zograf-Zorich ont produit des estimées, pour les surfaces de grand genre, des fréquences relatives de multi-courbes simples. En particulier, leurs travaux montrent que la fréquence relative des courbes séparantes et non-séparantes tend vers 0 quand le genre grandit : en grand genre les courbes simples sont génériquement non-séparantes. Dans cet exposé on s’intéressera à des questions similaires pour des courbes avec auto-intersections. Comment exprimer leur fréquence ? Comment celle-ci se comporte-t-elle en grand genre ? Que dire des fréquences relatives de deux courbes données ? A quoi ressemble une courbe générique avec auto-intersections ? Ceci est un travail en collaboration avec M.Liu, K. Rafi, et J.Souto.

Andrei Moroianu
Etablissement de l'orateur
Paris Saclay
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Une structure de produit conforme sur une variété riemannienne $(M,g)$ est une connexion de Weyl (c'est-à-dire une connexion sans torsion qui préserve la classe conforme de la métrique $g$) à holonomie réductible. Nous classifions ces structures dans le cas où $M$ est compacte et $g$ est compatible avec une structure kählerienne. C'est un travail en collaboration avec Mihaela Pilca (Regensburg).

Mingkun Liu
Etablissement de l'orateur
LAGA Paris 13
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Après une introduction historique, j'expliquerai comment tirer une surface hyperbolique aléatoire de genre g. On se penchera ensuite sur le spectre des longueurs. Plus précisément, on regardera les géodésiques fermées courtes sur une surface hyperbolique aléatoire de genre g. Il se trouve que, lorsque g est grand, les longueurs de ces géodésiques se distribuent exactement de la même manière que les longueurs des cycles courts dans un graphe (en rubans) aléatoire de très grande taille. Il s'agit d'un travail en commun avec Simon Barazer et Alessandro Giacchetto.

Rym Smai
Etablissement de l'orateur
Nice (Université Cote d'Azur)
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En relativité générale, l’univers est modélisé par une variété lorentzienne de dimension quatre satisfaisant les équations d’Einstein. Un résultat fondamental de Choquet-Bruhat et Geroch (1969) établit l’existence et l’unicité d’un développement maximal associé à une donnée initiale. Ces solutions relèvent du cadre des espaces-temps globalement hyperboliques, lesquels sont naturellement munis d’une relation d’ordre partiel, conduisant à la notion d’extension maximale.

Dans cet exposé, je m’intéresserai à ces questions dans le contexte des espaces-temps globalement hyperboliques conformément plats. En 2013, C. Rossi a démontré l’existence et l’unicité d’une extension maximale dans ce cadre. Toutefois, sa preuve ne fournit pas de description explicite de cette extension.

Je présenterai une approche alternative et constructive, fondée sur la notion d’espace enveloppant, au sein duquel l’extension maximale se réalise de manière explicite. J’illustrerai cette construction par plusieurs exemples.

Chen  Longteng
Etablissement de l'orateur
LMO, Paris Saclay
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Let $(M,g,X)$ be a complete gradient Kähler–Ricci expander with quadratic curvature decay (including all derivatives). Its geometry at infinity is modeled by a unique asymptotic cone, which takes the form of a Kähler cone $(C0,g0)$. In this talk, we will show that if there exists a solution to the Kähler–Ricci flow on $M$ that desingularizes this cone, then it necessarily coincides with the self-similar solution determined by the soliton metric $g$. Furthermore, if one perturbs the soliton metric in a suitable manner, the resulting initial data generates an immortal solution to the Kähler–Ricci flow which, after appropriate rescaling, converges to an asymptotically conical gradient Kähler–Ricci expander.

Anna Roig-Sanchis
Etablissement de l'orateur
LAJD Université Côte d'Azur,
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Étant donnée une variété hyperbolique, le spectre de son Laplacien contient de nombreuses informations sur sa structure géométrique. Une question naturelle consiste à étudier son comportement lorsque la complexité de la variété augmente. Une manière d’aborder ce problème est d’utiliser des constructions aléatoires. Dans cet exposé, je présenterai un travail en collaboration avec Will Hide, Bram Petri et Joe Thomas, portant sur le comportement du trou spectral — la première valeur propre non nulle — pour un modèle de 3-variétés hyperboliques aléatoires.

Panda Pallavi
Etablissement de l'orateur
Université Sorbonne Paris Nord
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Dans cet exposé, j'expliquerai comment étudier les déformations de surfaces hyperboliques de type fini à bord en utilisant un objet combinatoire appelé le complexe des arcs. Il s'agit d'un complexe simplicial à cliques pur, construit en utilisant les classes d'isotopie des arcs sur la surface. Cette approche a été proposée par Danciger-Guéritaud-Kassel dans « Margulis spacetimes via the arc complex » où ils effectuent des déformations en bandelettes d'une surface convexe cocompacte, le long d'une famille maximale d'arcs disjoints afin d'obtenir des déformations « admissibles » qui allongent uniformément toute géodésique sur la surface.

Nous généralisons ce résultat aux surfaces hyperboliques couronnées dont les pointes sont partiellement décorées par des horoboules. Le but de l'exposé est d'illustrer comment la topologie du complexe d'arcs permet de mieux comprendre les déformations admissibles. Dans la première partie, je me concentrerai sur les surfaces dites petites, dont le complexe d'arcs est fini. Dans la seconde partie, je parlerai des surfaces générales et discuterai de la façon dont on peut obtenir une paramétrisation des espaces-temps de Margulis partiellement décorés.